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Pour
un ordre monétaire libre
Crise financière et crise économique
Sortir de la zone euro
?
1 euro = 1 franc ?
Pourquoi, comment
Le 27 février dernier,
Jean-Marie Le Pen présentait lors d'une conférence de presse les principales
mesures économiques propres à protéger le mieux possible notre pays des
effets de la crise économique actuelle. Crise dont les principaux effets
ne se feront vraiment sentir qu'en 2010.
- Rétablissement des frontières
et sortie du FMI
- Orthodoxie des finances publiques
(avec le rétablissement de notre souveraineté monétaire). Et c'est ce
point que nous traiterons ci-dessous.
- Prendre des mesures véritablement
sociales : " Échelle mobile des salaires ", application du principe
de " Préférence Nationale ", suspension de la TVA sur les produits alimentaires
de première nécessité. Entre autres.
Nous ne reviendrons
pas sur ces points qui sont détaillés dans " l'Edito du Président " du
journal " Au Front " de mars 2009.
Mais, et ils sont
nombreux, ceux qui s'interrogent sur le fait de vouloir (pouvoir ?) sortir
de la zone Euro. Est-ce possible ? Est-ce même souhaitable ? Comment et
par quelles méthodes ?
Le
principe en lui-même est simple : le rétablissement du Franc se ferait
sur la base de 1 euro = 1 franc.
Ce " Franc Nouveau
" " serait lié à un étalon monétaire par des parités de changes fixes
mais ajustables avec l'euro monnaie commune et les autres devises.
Cet étalon monétaire serait constitué d'un panier Or et autres métaux
précieux pour garder toute sa flexibilité sur le marché des taux de change
" (in Edito du Président, mars 2009).
Pour mieux comprendre
la nécessité et la faisabilité d'une telle conversion, il convient maintenant
de faire un peu d'Histoire.
- En 1976, Giscard
d'Estaing signe les accords de la Jamaïque qui excluent totalement l'or
du système monétaire international. Plus aucune monnaie des pays membres
du FMI n'est définie par rapport à l'or. La valeur de ces monnaies est
alors basée sur la bonne (ou mauvaise) santé économique des pays. Et sur
la quantité de monnaie en circulation.
-
Le 1er janvier 1999, l'euro devient la monnaie des 11 pays de l'Union
Européenne (les pièces et billets ne seront mis en circulation qu'à
partir du 1er janvier 2002). La carte ci-contre représente la zone
euro en 2002.
- A partir de mars
2006, la Réserve Fédérale US cesse de publier sa statistique des variations
de la masse monétaire des dollars en circulation à l'extérieur des USA
(dite M3). Dès lors, plus aucun expert n'est capable d'estimer combien
de dollars circulent dans le monde.
Donnée extrêmement sensible puisqu'elle permet aux Etats-Unis de créer
artificiellement (et discrètement) des effets inflationnistes (ou déflationnistes
si besoin était) sur les autres monnaies dont l'euro.
Accessoirement, elle permet aussi de faire baisser artificiellement la
dette extérieure américaine en faisant fonctionner a " planche à billets
" !
C'est d'ailleurs plus ou moins de cette façon que les USA ont fait payer
aux pays occidentaux le coût de la seconde Guerre du Golfe.
Dans
le journal " Le Monde " du 13 janvier 2009, Giscard d'Estaing écrivait
" Les fluctuations de l'euro et du dollar ne sont pas très fortes…
" Mensonge éhonté !
Début 2002, l'euro valait environ 1 dollar. En 2008, l'euro vaut 1 dollar
et demi. Ce qui revient à dire que les USA ont fortement augmenté la masse
des dollars en circulation. Leurs exportations augmentent, leurs importations
baissent et ils réduisent d'autant leur gigantesque dette.
Les conséquences pour la zone euro sont graves ; le pétrole (près de 150
dollars le baril) et toutes les importations (payées en dollar) coûtent
de plus en plus chers. Le tourisme baisse lui aussi.
Autres conséquences, la monnaie chinoise le yuan, plus ou moins arrimée
au dollar induit les mêmes conséquences en Chine, le Japon doit pratiquer
une politique inflationniste pour maintenir ses exportations, les autorités
russes ont dévalué le Rouble de 25% en deux mois (décembre et janvier
dernier). Et de son coté, le Royaume-Uni qui a eu l'intelligence de refuser
l'euro, laisse actuellement se déprécier la Livre sterling.
Ainsi, il devient
nécessaire de rétablir notre souveraineté monétaire pour atténuer les
effets de cette crise sur notre Nation. Il faut sortir du carcan monétaire
de l'euro et ainsi récupérer le droit de battre monnaie.
Nous n'en sommes hélas qu'au tout début de la crise.
Nul doute que ses effets néfastes vont s'accentuer de plus en plus pour
atteindre un pic en 2010. Ainsi que le prévoit nombre d'experts. Comme
le dit avec sagesse notre Président (Jean-Marie, pas Nicolas), il convient
de rétablir le Franc. Et donc sortir de la zone euro.
Après tout, plusieurs pays (Norvège, Royaume-Uni) n'ont pas souhaité en
faire partie. Et ils sont toujours membres de l'Union européenne !
Certes, il faudra remettre en cause nombre de Traités signés par les gouvernements
précédents et celui de Maastricht en tout premier.
Et pour ceux qui croient la chose impossible ou même irréaliste, il leur
faut savoir que tout traité comporte des clauses de sauvegardes permettant
justement de s'en affranchir. L'exemple le plus récent qui vient à l'esprit
concerne les Accords de Schengen. Sarkozy a rétabli les contrôles aux
frontières (pour mieux attraper d'éventuels terroristes ?) à partir du
20 mars jusqu'à la fin du sommet de l'OTAN. Donc, c'est faisable !
Après tout, la France a vécu pendant des siècles sans avoir de monnaie
commune avec d'autres Nations. Donc, ce n'est pas irréaliste !
Il faut également
comprendre que si la France souhaite sortir de la zone euro, il est probable
qu'elle ne sera pas la seule à le faire. Certains pays (Italie, Espagne,
et d'autres encore) pourraient y voir une opportunité pour faire de même.
Quant à l'Allemagne, puissance économique la plus forte de l'Union, elle
serait peut-être ravie de cette décision. Depuis la création de la monnaie
commune, son économie porte à bout de bras les économies plus faibles
ou moins bien gérées de la France et de certains autres. Elle retrouverait
alors le Mark et la possibilité de ne plus dépendre des autres économies
européennes.
Le vrai problème pour
sortir de la zone euro est qu'aucun des décideurs européens n'ose
faire le premier pas et soulever la question (à part nos députés européens
évidemment) !
Et pour appliquer toutes ces propositions, il est nécessaire d'être "
aux affaires ". Certains pensent que même dans cette position, il nous
sera impossible de les réaliser. Mais ils oublient que quand nous y serons,
ce sera évidemment avec l'assentiment de la majorité des électeurs. Lesquels
nous auront élu sur notre programme et donc approuveront ces mêmes propositions.
Ce qui ne devrait pas poser un problème insurmontable.
Bruno Ligonie
Titulaire d'une Maîtrise de Gestion
Le raisonnement économique
de cet article est de Michel Sarlon-Malassert in " Quitter l'euro
et rétablir le franc, une nécessité vitale ",
Lectures Françaises n° 623, mars 2009, que nous remercions
ici.
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