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Comment peut-on en arriver à justifier un parricide ?

Ou comment vivre dans une société qui inverse les valeurs familiales, les valeurs de respect de la vie et même celles du simple bon sens de la manière la plus insidieuse qui soit !

Rappel des faits :
Un homme de 63 ans est tué par son fils de 14 ans, lundi 14 août, d'une cartouche de chevrotine dans le dos. Aux enquêteurs, Eric, le fils, dit avoir "pété un plomb" lorsque son père a menacé de brûler sa console de jeux.
Cette triste histoire s'est passée à Beauvoir-en-Royans, dans le Vercors (Isère) . Mais elle aurait pu arriver n'importe où.

Jusque là, il s'agit seulement d'un fait divers. Atroce mais heureusement rare ! Où le fils n'a, ni ne peut avoir, absolument aucune excuse possible.

Par contre, la relation qui en est faite dans le quotidien Le Monde ( lire l'article signé Mustapha Kessous, paru dans l'édition du 26.08.06 ) est, au premier degré, écœurante par ses tentatives de justification. Et au second degré, écœurante d'amalgames !

Au premier degré, les tentatives de justification

Le parricide est justifié sous la forme d'un syllogisme implicite :
1) le père était méchant avec son enfant.
2) le père était catho, proche de l'extrême droite.
3) le père méritait donc la mort !
Même les voisins sont mis à contribution : "La mort de ce type, c'est un soulagement pour nous tous", "Beaucoup ont pleuré pour Eric mais pas pour son père", !
Le journaliste nous apprend même que Georges, le père, "était considéré comme un "piètre artisan". C'est son épouse, Martine, 50 ans, fonctionnaire à Grenoble, qui faisait vivre la famille. Dépressive, elle avait fait une tentative de suicide aux barbituriques, il y a deux mois". Sous-entendu, c'est obligatoirement la faute du père.
Et pour finir, il ajoute qu'Eric le fils "rêvait de devenir professeur de mathématiques. Il s'apprêtait à entrer au lycée avec un an d'avance".

Pauvre petit assassin qui est bien à plaindre !

Au second degré, les amalgames

C'est ici que le style du journaliste devient vraiment répugnant par ses sous-entendus.
Et ça commence dès les premiers mots "Les aboiements du berger allemand" du père.
Par ces trois mots, il nous fait imaginer tout de suite le personnage du "beauf à la Cabu", franchouillard-facho, gros, gras, aux bras velus et le béret tombant sur l'oreille avec le chien (évidement dressé à attaquer les "bronzés") et en prime les aboiements qui gênent tout le voisinage (au fait, le chien ne s'appellerait pas Adolf ou Benito par hasard ? Non ? Bien sûr, sinon on l'aurait appris dans l'article !)
Il se sent obligé de rajouter au terrible portrait qui se dessine tout au long de l'article les opinions politiques du père : ses idées étaient "proches de l'extrême droite". Inutile de dire que si le père avait été un syndicaliste de gauche, un communiste bon teint ou un bobo-socialo, on ignorerait encore ses opinions politiques !
Quant à ses croyances : "C'était un fervent catholique" dira sa cousine, croyant prendre sa défense. Mais elle ne fait qu'enfoncer le clou plus profondément. Un fervent catholique, ce ne peut être, pour le journal Le Monde, qu'un catholique traditionaliste voire intégriste. Et donc un cinglé qui se croit encore il y a cinquante ans ! "Le père avait un demi-siècle de différence avec son fils et il faisait vivre sa famille un demi-siècle en arrière" dira même Me Samba-Sambeingue, l'avocat du jeune assassin.
Aurait-il dit la même chose dans le cas d'un turc musulman qui assassine sa propre fille dans le cadre d'un "crime d'honneur" (quant une jeune fille turque a été "souillée" par un homme, le père peut décider de la tuer pour laver l'honneur de la famille) ? Aurait-il dit la même chose quand le père est un Pakistanais qui tue sa fille parce qu'elle refuse le vieillard qui lui a été promis en mariage ?

Et c'est le fils meurtrier qui assénera la phrase qui tue (encore !), celle qui empêche toute tentative de défendre la mémoire de la victime : "Je ne comprends pas pourquoi mon papa est raciste, c'est débile" !

Avec cet unique mot, "raciste", tout est dit.
Le père, la victime ne l'oublions pas, devient le monstre dont la Justice, par la main du fils vengeur, a débarrassé la société.

Bien sûr, on fera remarquer qu'il ne s'agit que d'un fait divers.
Mais la description journalistique qui en est faite tend à renverser le système de valeurs que nous suivons tous plus ou moins depuis plus de 2000 ans dans nos pays occidentaux et judéo-chrétiens. Dans quel but ? Et pour quelle(s) raison(s) ?
Est-ce une tentative de supprimer nos valeurs occidentales traditionnelles pour les remplacer par d'autres ? Et lesquelles ? Celles des Droits de l'Homme ? Celles des Droits de l'Assassin sur ceux de sa Victime ?
Un journaliste, et tout le système qui tourne autour de lui, a-t-il le droit d'être aussi insensible ? Et surtout a-t-il le droit de nous imposer insidieusement ses propres valeurs ? C'est un problème tout autant moral que civilisationnel. La vie humaine n'a-t-elle donc plus de valeur ? Ici le fils a tué le père pour ne pas perdre sa console de jeux vidéos !
Quel est le message que veut nous transmettre M. Mustapha Kessous l'auteur ? Et au-delà, le "quotidien de référence" comme se plaisent à le nommer les milieux intello-parisianistes ? De référence, donc celui qui dit ce qui est bien et ce qui est mal !

Le message implicite est facile à comprendre, la vie humaine commence à perdre sa valeur dans nos pays occidentaux. C'est le même phénomène que la Guerre ou le Terrorisme. Une vie n'a pas plus de valeur que l'avantage qu'en retire celui qui la supprime. Soit pour conquérir par la guerre, soit pour imposer sa volonté par la terreur, soit pour récupérer sa console de jeu.
C'est la même démarche - le même cheminement intellectuel - qui peut nous entrainer très loin si nous n'y prenons pas garde.

Ici, au Front National, vous
savez que nous y prenons
garde. Que nous nous
soucions tout autant de
politique, d'économie,
d'immigration, etc. que de
détails comme réapprendre
aux jeunes écoliers notre
hymne national ou leur
redonner des cours
d'Instruction Civique à l'école.

Il n'y a pas que l'avenir économique de la France qui soit en jeu dans les années à venir. Il y a aussi tout un mode de vie, toute une culture, une façon d'appréhender le monde, jusqu'à une manière de penser qui est différente de celle de ses voisins.
Et c'est tout cela qui est appelé à disparaître peu à peu si nous nous laissons dicter nos vies et nos pensées par des Mustapha Kessous(1).

Saviez-vous que les média et l'environnement économique désastreux de la France ont réussi à instiller le désespoir dans le coeur de nos enfants, à tel point que 75% d'entre ne bâtissent plus de projets pour leur avenir mais rêvent de devenir fonctionnaires dès la classe de 6ème ? Nous voulons qu'ils se voient en pilotes de fusée, en grand homme d'affaire, en pompier, en architecte, etc... Bref, qu'ils rêvent à nouveau !
Pas qu'ils décident de tuer leur père pour rien !

(1) Note à ceux qui voudraient voir du racisme dans ce propos et/ou dans cette phrase.
M. Kessous est ici considéré comme auteur d'un article dont nous ne partageons nullement la vision qu'il a de ce malheureux fait divers. Ni d'ailleurs les commentaires auxquels il se livre.


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