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SARKOZY ET LES BRAS CASSÉS HUMANITAIRES par Philippe
Randa, S’il n’y avait quelques dégâts collatéraux comme la centaine d’enfants ballottés au gré de promesses fallacieuses sur fond d’utopies droits-de-l’hommistes et le dramatique discrédit sur l’adoption internationale dont les Français en attente d’un enfant n’avaient certes pas besoin, la pantalonnade offerte par l’Arche de Zoé au Tchad serait « tout bénef », finalement. Pour le bon sens en général et pour Nicolas Sarkozy en particulier. Désormais, les organisations
plus politiques qu’humanitaires y regarderont sans doute à deux fois avant
de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un État, surtout africain.
Gageons que les ardeurs
tier-mondistes des chevaliers de la repentance de l’homme blanc, vont
singulièrement se calmer. La repentance, c’est surtout quand on arrête que ça fait du bien. La pire punition de ces Pieds-Nickelés sera sans doute de découvrir – si ce n’est fait – dans quelles considérations ils sont tenus par leur compatriotes : au mieux pour des salauds de trafiquants d’enfants – ce qu’ils ne sont sans doute pas. Même pas ! – au pire pour des crétins à rééduquer à grands coups de pompes dans le derrière. Rééduquer, oui… car si l’on part du principe que ces Zozos de l’humanitaire sont sincères, et malheureusement, il y a tout lieu de le craindre, c’est à des cours de rattrapage accélérés de bon sens qu’ils devront être soumis avant de pouvoir être relâchés dans la nature. La récidive a plus mauvaise presse encore de nos jours que la bêtise. Nicolas Sarkozy est-il si contrarié que cela ? J’en doute fort. Sa vraiment très jolie secrétaire d’État Rama Yade n’a pas caché que le quai d’Orsay était au courant des intentions de l’Arche de Zoé d’enfreindre les lois tchadiennes… mais a laissé faire. Tout aurait donc pu être évité, mais rien ne l’a été. Le redoutable maître en communication qu’est l’actuel chef de l’État a probablement vu tous les avantages qu’il allait tirer de l’aventure : il ne serait guère étonnant qu’il ait négocié en sous-main avant même leur arrestation, la libération prochaine des membres de l’ONG avec le président tchadien Idriss Déby. Ce, donc, à moindre frais, si frais il y a. Il le fera savoir haut et fort aux contribuables français qui ne pourront que lui en être gré. Bis repetita placent : après la libération des infirmières bulgares, celle de bras cassés humanitaires, il n’y a pas de petits profits électoraux. © Les chroniques de Philippe Randa sont libres de reproduction à la seule condition que soient indiquées leurs origines, c’est-à-dire le site www.philipperanda.com. NDLR : la reproduction de ce texte sur notre site est donnée à titre d'information aux internautes intéressés. Nous n'avons aucune relation ni personnelle ni politique avec son auteur ni avec son site internet. Le sujet nous a semblé intéressant pour vous être proposé ici. |
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