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Aucune
excuse si Sarkozy échoue C'est fait, il a une majorité " tsunami " (confirmée au second tour mais pas autant qu'il l'espérait) et tous les pouvoirs pour agir. L'heure de vérité est venue ! Il est en place et dispose, pour réaliser les promesses de la campagne électorale, d'une majorité de députés (et sénateurs). En conséquence, il lui sera impossible d'invoquer la moindre excuse ou le moindre prétexte s'il ne réalise pas ou ne peut réaliser ses promesses.
Pour l'instant, on demande à voir ! Aucune définition n'est actuellement possible puisqu'il n'a encore rien fait de vraiment sérieux. Tout au plus peut-on avoir une vague idée au vu de ses expériences précédentes et de son " action " actuelle. Il y a quelques années,
il pensait à la présidence et "pas seulement en
[se] rasant". Les pouvoirs dont il dispose maintenant sont ceux que lui confère la Constitution de la Vème République, en qualité de Président de la République, mais la pratique qu'il en a déjà montre à quel point nous sommes entrés dans l'ère d'un pouvoir personnel, où toutes les décisions se prennent à l'Élysée, où c'est, moins que jamais, le gouvernement qui " détermine et conduit la politique de la Nation ", où le premier ministre a moins de puissance que le directeur de cabinet du chef de l'État et où les ministres n'ont aucune autonomie sauf à être remerciés par le big boss si, d'aventure, il leur vient à l'idée de prendre une initiative malheureuse. Une Assemblée Nationale totalement aux ordres avec une majorité de députés UMP. Composée essentiellement des mêmes députés que la mandature précédente, ceux-ci ne se sont jamais fait remarquer auparavant par leur empressement à présenter des projets de loi ou des réformes nécessaires, suscitant l'insatisfaction que l'on sait. Les députés vont donc devoir faire demain ce qu'ils n'ont pas osé ou voulu faire hier. Et ils seront contraints de le faire car aucun d'entre eux n'ignore à qui il doit sa réélection ! Le MEDEF et les médias non plus n'ont pas opposé de résistance à cette main-mise globale sur tous les pouvoirs. Bref, Nicolas Sarkozy est en position de totale domination sur le pays. Il sera donc le seul et unique responsable de tout ce qui va arriver dans les cinq prochaines années. Et il faudra bien
un responsable Pourquoi ? Qu'a-t-il promis en fait ?
2 - Il a remis le mot France à l'honneur dans tous ses discours mais à peine élu, il court participer à une cérémonie de repentance collective. 3 - Il a promis de nous redonner la fierté d'être Français mais dans les sommets internationaux, il tape sur l'épaule des autres chefs d'État comme s'il se croyait avec sa " bande de potes ". 4 - Il veut incarner la rupture mais il refait élire les mêmes députés. 5 - Il a promis le plein emploi avant cinq ans. Est-ce avec des mesures comme sa " TVA sociale " qu'il compte faire ? Ou avec de nouvelles mesures " à la Juppé " ? 6 - Il nous a assuré du retour de la prospérité. Mais comment fera-t-il puisqu'il n'a même pas la possibilité de changer le taux de TVA pour les restaurateurs ainsi que l'a démontré Chirac ?
Quand les Français réaliseront
que l'espoir qu'ils ont mis en lui était mal placé, la déception
sera grande, très grande. Que restera-t-il alors comme solution ? Les Socialo-communistes ? Allons donc ! Les Français ont au moins réalisé en mai dernier que la gauche française a toujours été à coté des solutions, qu'elle n'a jamais compris qu'un pays ne se gère pas avec le recours systématique au collectivisme et à l'impôt ! Le Centre ? Lequel ? Le Modem de François Bayrou ne décollera pas et dépendra uniquement du bon vouloir de l'UMP pour "obtenir des places". Ou le Nouveau Centre, complètement rallié à l'UMP et composé de gens qui ont préféré assurer leur (ré)élection aux dépends de leur fidélité à Bayrou et à leur "idéal" centriste (un coup à droite, un coup à gauche) ? A nouveau l'UMP ? Avec une autre personne ? Certainement pas, chat échaudé craint l'eau froide ! Alors que reste-t-il ? Il reste le Front National ! Malgré les revers électoraux, le FN n'a pas disparu. Il est toujours là. Avec la ferme volonté de retrouver son électorat. Pendant les quelques
années à venir, nous allons travailler à montrer
à nos compatriotes que les seules solutions qui marchent sont celles
que nous défendons depuis des décennies.
Bruno Ligonie Article inspiré par un article de Minute (n°2312 du 13 juin 2007) "Il n'aura aucune excuse s'il échoue" de Jean-Marie Molitor (p.2) |
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