UNE NOUVELLE CRISE FINANCIERE ?                 Par Richard Garcia


Une nouvelle crise financière se prépare. Les marchés spéculatifs  montent tous en même temps et de manière irrationnelle (euros, actions, or, argent, matières premières, pétrole, immobilier).

Une anticipation d’accélération de la croissance mondiale ? Très peu probable.

De l’inflation ? Oui pour l’or mais alors les actions devraient baisser.

Une poursuite du programme Américain d’injection de liquidités ? Non, car personne ne sait si compte tenu  de l’état de leur déficit, les Etats Unis seront en mesure  de lancer leur programme Q3 (quantitative easing 3) et de continuer à faire marcher la planche à billet pour relancer leur croissance.

Une période de calme et sérénité au niveau géopolitique ? Tout le contraire actuellement.

Non, l’explication de cette hausse résulte uniquement de l’afflux de liquidités sur les marchés du à la situation au Japon après le tsunami et l’accident nucléaire. Pour reconstruire et se relancer, les Japonais ont ouvert le robinet des liquidités en prêtant du yen à un taux d’intérêt nul.

Pour les spéculateurs, l’intérêt est simple. Emprunter gratuitement, vendre du yen pour acheter des actifs qui rapportent plus que 0 % (or, Euros, titres, etc…).

Le risque pour eux est une flambée du Yen mais les banques centrales sont intervenues de concert avec la banque du Japon pour vendre du Yen.

Ce risque de perte  sur le Yen étant quasi nul,  les banques et investisseurs se sont rués sur ce système.

En matière financière quand quelque chose fonctionne, tout le monde veut en profiter que ce soit pour une semaine, un mois ou une année.

Ce qui se passe donc sur les marchés n’est ni sain, ni cohérent et plus cela va durer, plus la correction sera forte. Quand la musique va s’arrêter ceux qui seront encore debout vont le regretter…

Le détonateur sera la faillite d’un état Européen (la Grêce ?), la dette américaine ou un événement géopolitique mais l’explosion provoquera une chute des marchés, des faillites bancaires et un retour  durable de la récession.

L’Europe avec sa politique monétaire ne profite pas de la fête actuelle, la hausse de l’Euro accentuant les délocalisations, le chômage et une croissance misérable.

Mais nous serons les premiers à payer la note.

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