Par richard Garcia
L’un des axes de la politique économique proposée par le
Front National est l’abrogation de la loi de 1973.
Voici la description de cette loi et les consequences
qu’elle a eu depuis 40 ans sur notre dette.
Georges Pompidou s’installa à l’Élysée le 15 juin 1969. Son mandat fut écourté par son décès le 2 avril 1974 à Paris.
Le 3 janvier 1973, il a fait voter la réforme de la Banque de France.
Dans la loi portant sur la réforme des statuts de la banque de France, nous trouvons en particulier cet article 25 très court, qui bloque toute possibilité d’avance au trésor :
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France. »
Ce qui signifie que l’article 25 de la loi 73-7 du 3 janvier 1973 (surnommé loi Rothschild) interdit à la Banque de France de faire crédit à l’État, condamnant la France à se tourner vers des banques privées et à payer des intérêts.
Avant cette loi, quand l’État empruntait de l’argent, il le faisait auprès de la banque de France qui, lui appartenant, lui prêtait sans intérêt.
Autrement dit : auparavant, l’État français avait le droit de battre monnaie, et avec cette nouvelle loi, il perd ce droit qui est du même coup légué aux banques privées, qui en profitent pour s’enrichir aux dépends de l’État en lui prêtant avec intérêt l’argent dont il a besoin. Ainsi, Les 1600 milliards de dette représentent quasi uniquement des intérêts (1.300 milliards d’intérets remboursés depuis cette date !).
Cette décision est en fait une privatisation de l’argent et ramène la nation au même rang que n’importe lequel de ses citoyens.
Si La France avait pu continuer à créer sa monnaie (exactement ce qu’ont le droit de faire les banques privées), la dette publique serait quasiment inexistante aujourd’hui (environ 300 milliards d’euros).
Cette loi a été remplacée par l’article 104 du Traité de Maastricht qui est bien plus qu’une loi nationale, puisqu’il s’agit d’un traité au niveau international européen, et qui est donc plus contraignant encore puisqu’il est plus difficile d’en sortir. Puis elle est passée carrément au niveau constitutionnel de l’Europe en étant reprise par l’article 123 du traité de Lisbonne.
Aujourd’hui, c’est donc l’Union Européenne qui est responsable de la dette de la France.

